Article repris en 08/2026 pour l’ascendance réelle de Blaise Valernod
Comment le laboureur Blaise Valernod, mon Sosa 572, a-t-il pu épouser Marie Faure, héritière d’un milieu social plus élevé que le sien, issue de la bourgeoisie et antérieurement de la noblesse ? L’explication se trouve au niveau du Sosa 4584 : Abraham Faure qui, par son mariage, fit le lien entre la noblesse et la bourgeoisie.
Anatole de Gallier, le généalogiste de la Maison de Beaumont, écrit[1] : « la noblesse commençait à se rendre moins difficile sur l’article des alliances ; il fallait réparer les pertes causées par les dissipations et les guerres. Françoise Fournier étant morte, Hiérosme de Monteux la remplaça par Françoise Garnier, sœur d’un avocat de Lyon et de ce second mariage il eut sept enfants dont Anne, mariée à Abraham Faure, sieur de Bavière /… ».
Sur le métier de laboureur, Prosper Valernaud[2] dit, à propos du procès soutenu par Jean Valernod, des Vials, consul de la communauté de Mantaille, fermier de Noble Jean Gardon de ses domaines des Vials et des Marguerits contre le Marquis Claude de Murat, président à mortier au Parlement de Dauphiné (période de 1732) : « Que le Marquis de Murat ne demande que le vingtain des journaliers, tandis que Valernod était un laboureur /…. Tout en étant fermier, Valernod était propriétaire d’un domaine situé à Coussieu, mandement de Mantaille, domaine qu’il exploitant lui-même. Il est évident que s’il n’avait été qu’un journalier il n’aurait pu soutenir un procès contre le marquis de Murat devant le Bureau des Finances à Grenoble ».
Aucun élément ne permet d’affirmer que Blaise Valernod fût apparenté à la branche anoblie des Valernod ci-après ; cependant la dot de 1300 livres ainsi que plusieurs signatures des témoins, en nid d’abeilles, sur son contrat de mariage font émettre l’hypothèque qu’il fut parent de la lignée des consuls de Saint-Vallier.
Ascendance agnatique Valernod-Faure
Pour les Sosas postérieurs au numéro 1147, généalogie commune avec Michel Giroud et Roger Colin, mes cousins de la Drôme des Collines.
Nota : Creures, paroisse de Beausemblant ; Laveyron, lieu-dit rattaché à Saint-Vallier.
142 – BUISSON Anselme, ° 21/5/1724 Creures, x 28/1/1749 St-Vallier, + 24/5/1786 Creures.
143 – VALERNOD (VALERNAUD) Anne, ° 23/8/1726 Laveyron, + 18/10/1774 Creures.
286 – VALERNOD Louis Joseph, ° 17/1/1690 Laveyron, x 3/2/1704 Albon St-Romain, + 1/11/1731 St-Vallier.
287 – GIRARD Marie, ° 29/11/1686 Albon St-Romain, + 19/1/1773 St-Uze.
572 – VALERNOD (VALERNAUD) Blaise, lab. Laveyron, ° 11/8/1662 St-Vallier, y + 2/9/1700. Double Cm 23/10/1688: 2E 14260/5030 Me Gril, Le Gd-Serre & Me Monet, Fay-le-Clos 2E 9674/146.
Test 1/9/1700 Me Ollivier, St-Vallier 2E 4894/3085 : enf. Joseph, Blaise, Jean. Acte inachevé vu que le testateur est tombé dans un délire.
573 – FAURE Marie, ° ca 1660/1665.
1144 – VALERNOD Louis, ° 17/10/1638 St-Vallier, y + 11/10/1697, x ca 1660.
1145 – PEYRET (PERRET) Françoise, ° ca 1635, + 31/8/1710 Laveyron.
1146 – FAURE Jacques, bourgeois, Sgr de Barbières (écrit Bavière…), ° ca 1631, x ca 1660, + 22/6/1699 Albon St-Philibert (registre de St-Romain d’Albon, vue 174).
1147 – BETHON (BERTHON) Suzanne.
2288 – VALERNOD Antoine, lab. Laveyron, ° ca 1595, + 7/1/1661 St-Vallier, Cm 20/1/1619 Me Sadin, St-Vallier 2E 9432/39.
Test 15/7/1650, notaire idem 2E 9456/173, enf. Florie (x Etienne FAUREY), Jeanne (x Flory ROBIN), Jeanne, Louis (HU).
2289 – ROCHE Louise, ° ca 1599, + 9/2/1665 St-Vallier.
2292 – FAURE Gabriel, dit Bavière, ° 1580/1590, + 1650/1662.
2293 – BERANGER Michelle, + 1662/.
4576 – VALERNOD Jean, x 1590, + 1619/.
4577 – ROMANET Françoise, ° 10/10/1568 St-Vallier, + 1617/1619.
4584 – FAURE Abraham, d’Oriol, Sgr de Bavière, ° 1555/1560, + 1608/1609.
9152 – VALERNOD André, ° 1529/1541, x 22/11/1564, + 1617.
9153 – ESPINASSE Gabrielle, ° 1539/1548.
9168 – FAURE Roc (Roc d’Oriol ou Roc Faure, de Barbières), ° ca 1525, + 1609.
9169 – BOULIEU Marguerite.
18304 – VALERNOD Barthélemy, dit le Vieux, ° 1500, x ca 1525. + 1564/.
18305 – CHIROUZE …, ° 1469/1512.
18336 – FAURE Jean, Sgr de Barbières, ° ca 1495, + 1544.
18337 – SAINT-PRIEST (de) Claudine.
36608 – VALERNOD André, ° 1421/1476, x 25/1/1491, + 1521/.
36609 – PALUELLE Berlionne, ° 1444/1476.
36672 – FAURE Arthaud, de Barbières, ° ca 1430.
73216 – VALERNOD Johannès, dit Balay, ° 26/10/1441, + 2/2/1493.
73344 – FAURE Jean, ° ca 1400.
73345 – BEAUMONT (de) Françoise, ° ca 1425.
146432 – VALERNOD Gononi, ° 1389/1423, x 26/10/1441.
146433 – BALAY Johanna, ° ca 1420.
146690 – BEAUMONT (de) Humbert ou Imbert III, chevalier, Sgr de Pélafol*, Barbières, Rochefort & d’Autichamp, ° ca 1365, + 15/11/1436. (*Cf. note 1, p. 140).
146691 – CORDON (de) Pernette ou Péronette.
Le village de Barbières est dominé par la dentelle de pierre du château de Pélafol, dont il ne reste aujourd’hui que le donjon pentagonal. Fief appartenant à l’évêque de Valence, ce château de la fin du XIIème siècle dominait la partie haute de Barbières. La partie basse, appartenait aux comtes de Valentinois. Au XVIème siècle, il appartenait à Antoine de Beaumont, seigneur de Barbières, connu sous le nom de « Capitaine Barbières » et fut détruit en 1595.
Le village de Barbières est dominé par la dentelle de pierre du château de Pélafol, dont il ne reste aujourd’hui que le donjon pentagonal. Fief appartenant à l’évêque de Valence, ce château de la fin du XIIème siècle dominait la partie haute de Barbières. La partie basse, appartenait aux comtes de Valentinois. Au XVIème siècle, il appartenait à Antoine de Beaumont, seigneur de Barbières, connu sous le nom de « Capitaine Barbières » et fut détruit en 1595.

La marquise Marie de Valernod, empoisonnée à l’arsenic
(article rédigé par Josette Cador)

Extérieur du château de Murat, quartier des Rioux, au nord de Saint Vallier
« Madame de Valernod, veuve du marquis de Murat, étoit dans son château de la Saône [Lens-Lestang] près de Beaurepaire ; elle y avoit fait transporter des provisions de bouche, qu’elle avoit trouvées dans la succession de sa mère. Elle crut y trouver de la farine d’orge, dont sa mère faisoit beaucoup d’usage. C’étoit de l’arsenic préparé avec de la farine ordinaire pour la destruction des rats. Le 23 du mois dernier, Madame de Murat commanda une soupe de cette farine, qu’on lui servit à dîner. Elle étoit à table avec deux de ses fils et le vicaire de la paroisse. A peine eut-on commencé à en manger que les symptômes les plus effraïans décèlent le poison. Tous les gens de la maison accourent, mais comme le château est isolé, les secours sont lents et les remèdes mal administrés. La marquise de Murat est morte le lendemain matin, après avoir éprouvé des tourmens et des contractions si horribles que son corps, dit-on, n’avoit plus qu’un pied et demi de longueur. Son fils aîné aïant mangé moins de cette soupe fatale qu’il avoit servie et que la rapidité des effets du poison sur les autres convives lui avoit fait rejetter encore à tems, a été bientôt hors de danger. On espéroit sauver les jours de son frère et du vicaire. Ils devront leur guérison aux soins de Monsieur Daumont, médecin de Valence, qui ne put arriver que le troisième jour à minuit et les fit mettre dans des bains en leur donnant à boire sans relâche quantité de lait et d’eau ». (Journal historique et littéraire, Vol 168, 1784, Luxembourg).
« L’an 1784 et le vingt-six mars fut inhumée dans le caveau de la chapelle du seigneur, à côté du chœur de l’église paroissiale, haute et puissante Dame Marie De Valernos, par ordre de sa famille, veuve du seigneur marquis Victor de Murat, décédée le vingt-quatre du même mois, âgée d’environ cinquante ans, sans avoir pu recevoir les sacrements de l’église, morte comme subitement par l’effet d’un poison, munie cependant des prières et suffrages de l’église, … ».
Lignée noble des Valernod
1 – VALERNOD (de) Marie, ° 26.8.1739 St-Vallier, + 24.3.1784 Lens-Lestang, x 4.7.1759 St-Vallier, château des Rioux, avec Victor Louis de MURAT, marquis de l’Estang, Sgr de Moras, Manthes, Lemps, St Sorlin, fs de Claude (+ 2.6.1766 Lens-Lestang), conseiller du roi et de + Louise Gabrielle de FALCOZ de LA BLACHE, château de La Sône.
2 – VALERNOD (de) Hugues Joseph, baron de La Batie, ° 1.9.1695 Valence St-Apo, + 12.6.1777 St-Vallier, x ca 1735 Louise de MONTFERRAND.
4 – VALERNOD (de) Jean Baptiste, écuyer, président Présidial Valence, ° 27.4.1658, bapt. 26.4.1661 St-Vallier, y + 28.5.1707, x ca 1693 Anne CAMUS de CHAVAGNIEU
8 – VALERNOD (de) Hugues, Sgr de Fay, Cm 3.10.1654 Me Guilhaud, Romans 2E 3965/230 avec Anne de MISTRAL (+ 22.7.1687 Valence St-Jean), fa de + Laurent, Sgr de Gonas & + Justine de BRIGANDIERES
16 – VALERNOD (de) Jean, avocat Parl. Grenoble x ca 1620 Louise de LIONNE, AD 26 Cm E 1844 (non dépouillé).
32 – VALERNOD (de) Alexandre (*), Sgr de Chamfagot, conseiller du Roi, auditeur Chambre des Comptes Grenoble, & ? Sébastienne de GARAGNOL.
« La famille Valernod, originaire de Laveyron, lieu-dit de Saint-Vallier, tira sa noblesse d’Alexandre de Valernod, sieur de Champfagot ».[3]
64 – VALERNOD Jean & Tiphaine de ROZEL.
128 – VALERNOD François & Jeanne de LUC.
(*) La famille Valernod, originaire de Laveyron, lieu-dit de Saint-Vallier, tira sa noblesse d’Alexandre de Valernod, sieur de Champfagot. (Armorial de Dauphiné, Rivoire de la Batie, pp. 760-761, BH 2001, AD26).
Afin de reconnaitre, sans doute, le dévouement dont le capitaine-châtelain Valernod avait fait constamment preuve en dirigeant avec succès ses lucratives opérations, la Dame de Saint-Vallier lui concéda, le 11 février 1561, les eaux des deux ruisseaux de Combe Blanche et de Combe de Cise, au-dessous desquels s’éleva le château des Rioux occupé par la famille Valernod. Par faveur insigne, Jean Valernod, marchand de Saint-Vallier, fut autorisé à établir un pigeonnier dans sa maison appelée le Colombier, près du cimetière actuel.[4]
Blaise Valernod, complément d’ascendance
(Article rédigé par Josette Cador)

Par la lecture et la traduction d’un parchemin en latin de l’an 1532, concernant la vente d’une maison à Lyon, Roger Colin nous propose de compléter la famille de Françoise Garnier, Sosa 9171, publiée dans Racines Drômoises numéro 124.
« A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Nous garde du scel commun royal établi aux contrats es bailliage de Macon et sénéchaussée de Lyon savoir que par devant Drolin notaire et tabellion public et Royal /… se sont personnellement établies honorables et agrégés personnes sieurs Jehan et Hiérosme Garnier frères, citoyens de Lyon, enfants et héritiers universels de feu honorable homme sieur Hiérosme Garnier, en son vivant marchand bourgeois dudit Lyon, tous deux ensemble et chacun d’eux seul, mineur de vingt-cinq ans et mineur de quatorze ans, de l’autorité congé et licence de honnête Louis Grégoire notaire Royal au bailliage et sénéchaussée de Lyon leur beau-frère et curateur /… par acte de ladite curatelle reçus par Me Jean Symon notaire, autorisant son dit beau-frère quant à passer le contenu en ces présent /… mêmement pour payer et acquitter certain légats fait par frère André Garnier frère desdits vendeurs religieux de St Sulpice de Bourges audit couvent et certain aréages de la pension après délaissée deux à dames Isabeau et Bonaventure Garnier leurs cousines germaine fille et héritière de feu sieur Eustache Garnier /… par ces présentes vendent et appensionnent, cèdent, remettent et transportent par vendaison irrévocablement à noble femme Dame Claude Laurencin femme de noble Jean Dupeyrat docteur en droit, lieutenant général pour le Roy au bailliage et sénéchaussée de Lyon, présent acceptant et acquérant /… pour le prix de mille livres tournois lequel prix lesdits frères Garnier vendeurs ont reconnu et confessent avoir eu et reçu en écus en or au soleil et de poids /… à savoir leur grande maison avec les boutiques et tous autres membres et appartenances d’icelle situé audit Lyon, sise en la rue de la Saunière /…
Fait et rédigé à Lyon ce vingtième-quatrième janvier mil cinq cent trente deux. (AD 26 E 800).
[1] Essai historique sur la baronnie de Clérieux, Anatole de Gallier, éd. Le Livre d’Histoire, p. 204.
[2] Un ancien droit féodal, Société d’archéologie et de statistique de la Drôme. Drôme T. 48, p. 321-330.
[3] Armorial de Dauphiné, Rivoire de la Bâtie, pp. 760-761, AD26, BH 2001.
[4]Diane de Poitiers », Albert Caise, Société d’archéologie et de statistique de la Drôme, T 25, 1891, p. 137).
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